/!\ Ces substances que nous cache… le surimi /!\

assalâmu ‘alaykum

/!\ Ces substances que nous cache… le surimi /!\

Source : ConsoGlobe

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Certains considèrent le surimi comme un aliment millénaire, comme un vrai produit de la mer, très aimé des enfants. Et pourtant ! Les célèbres bâtonnets de surimi que consomment 7 foyers sur 10 en France, sont l’objet de bien des idées, des suspicions relatives à la qualité du produit. Le surimi mérite-t-il d’être autant dénigré ?

Les Français, champions européens du surimi

Les Français sont les premiers Européens à « déguster » ces petits bâtonnets, bien devant les autres pays de l’Union : en 2013, 43% des bâtonnets de surimi vendus en Europe le sont en France. Près de 7 foyers sur 10 en consomment, 2,9 kilos par an en moyenne et 910 grammes par personne par an (2011).

Selon Adisur (Association pour le développement des industries du surimi), la consommation dans française de surimi a été multipliée par 5 en un peu moins de 20 ans.

Les ventes de surimis continuent de progresser bon an mal an.

Le surimi est un produit typique de l’alimentation moderne, un produit né de technologies industrielles au mode de fabrication controversé dès son introduction sur le marché. Qui ne date pas d’il y a mille ans comme certains le croient !

Deux idées reçues sur le surimi

1 – le surimi n’est pas un produit traditionnel japonais

Loin d’être une préparation alimentaire « millénaire » du Japon, le surimi n’a été inventé il n’y a que 400 ans. A l’origine, ce n’était bien sûr pas un aliment industriel mais un plat fait maison de manière naturelle : surimi veut dire « chair de poisson ».

2- le surimi n’est pas conçu pour conserver le poisson

Les bâtonnets de surimi n’ont pas été inventés pour conserver le poisson et ne sont pas des produits qui – normalement – sont de longue conservation. Au contraire, le surimi est un produit frais, à dégradation rapide, à conserver au réfrigérateur. Sensible à la listéria, le surimi possède une durée de vie commerciale de 2 semaines. Pas plus.

Le surimi : un marché dynamique et des industriels inventifs

Les mères trouvent avec le surimi, une occasion de faire consommer « du poisson » à leurs enfants. Une facilité qui joue grandement dans le succès du produit. Tout comme toutes les nouvelles présentations proposées par des industriels très inventifs. Le surimi, qui évoque les produits de la mer, bénéficie toujours de l’image d’un aliment sain et le marché du surimi reste très dynamique.

Les innovations sont nombreuses ; citons par exemple Fleury Michon qui après des bâtonnets de surimi gourmands ou en miettes, a lancé les premiers surimis en format pocket : cinq surimis conçus pour représenter une dose précise de protéines et être consommés au bureau ou au déjeuner.

Ainsi, le surimi, aliment moderne, s’adapte aux modes de consommation, a investi le marché du « snacking » (qui ne marche pas très bien) et maintenant répond à des attentes plus nomades, plus diététiques et même à des soucis d’allergies alimentaires avec un surimi sans gluten et riche en oméga 3. (1)

En résumé, le surimi a du succès car :

– il évoque les produits de la mer et un aliment sain
– il est facile et ludique à utiliser, et apprécié des jeunes
– sa présentation en bâtonnet, comme celle des sachets de saucisses, facilite sa consommation
– il est proposé sous de multiples formats pour différents usages (grignotage, hors-d’oeuvres …)
– les surimis « goût crabe » ont un arôme (de crabe) qui évoque un produit cher, voire de luxe (un peu comme les oeufs de lompe évoquent le caviar)

Comment est fabriqué le surimi ?

Le bâtonnet de surimi est composé ainsi :

  • des filets de poisson à chair blanche sont broyés et mixés pour enlever le gras, le sang et les tissus conjonctifs.
  • fécule, blancs d’oeuf, huile, sorbitol, sulfate de calcium et arôme sont ajoutés.

Le surimi est ensuite émietté et modelé en une pâte qui permet de lui donner différentes formes, de textures et de couleurs. Il est modelé dans du sel avant d’être cuit à la vapeur. On ajoute du paprika pour lui donner sa couleur orange.

La réglementation européenne autorise de n’avoir que 30 % de chair de poisson dans le bâtonnet. La norme AFNOR qui régit la composition et la transformation du surimi sur le marché français impose au moins 35% de chair de poisson.
Quels poissons contient le surimi ?

Merlan bleu, anchois, colin d’Alaska, hoki : tels sont les poissons les plus utilisés pour fabriquer les bâtonnets de surimi.

Les espèces les plus courantes utilisées pour fabriquer le surimi sont des poissons à chair blanche, plutôt des pélagiques des mers froides : colin (ou lieu noir), merlan bleu ou du Pacifique, cabillaud (ou morue), le hoki (poisson d’eaux profondes).

L’Alaska pollak (photo) reste l’espèce qui convient le mieux à la fabrication de surimi (en raison notamment de la durée de la saison de pêche, 7 à 10 mois). Il a longtemps représenté la principale matière du surimi, mais il n’en représente guère plus de la moitié.
– D’autres espèces sont un peu moins utilisées car il est nécessaire de les peler : sardine, thon notamment.

  • Le surimi est souvent préparé en blocs congelés standards de 10 ou 20 kg destinés à une retransformation ultérieure. Le surimi-base n’est pas vendu tel que : il sert de base à la fabrication du surimi commercial et entre -pour 30 à 40 % – dans la composition du bâtonnet que nous achetons.
  • Pour le kamaboko (variété de produit alimentaire à base de poisson blanc du type du surimi qui lui sert de matière première), il est préparé frais ou congelé.
  • Il est préparé soit roulé, soit en saucisses ou en bâtonnets.
  • Le surimi est le plus souvent proposé avec diverses aromatisations : crabe, crevette, langouste.
Présentation du surimi Fleury Michon
Les recettes de fabrication varient selon les fabricants, mais la guerre des prix a tendance à tirer la qualité des produits finis vers le bas : le pourcentage de chair de poisson décroît avec le prix

Le surimi, quel impact sur l’environnement ?

La plupart des espèces utilisées pour la fabrication du surimi ne sont pas les plus directement menacées de disparition (voir Quels poissons acheter ?). Il faut toutefois souligner l’utilisation fréquente de hoki, un poisson d’eaux profondes, qu’il faudrait épargner totalement.

Il reste que la croissance de la consommation de surimi fait peser un gros stress sur les ressources halieutiques. Dans un contexte de dépeuplement rapide des océans, il faut pêcher 100 tonnes de poisson pour fabriquer 15 tonnes de surimi-base. Bref, le surimi contribue lui aussi à la désertification des océans. C’est pourquoi, certaines marques font des efforts pour devenir plus vertueuses.

D’un autre coté, de plus en plus, comme on le voit dans la vidéo ci-après, la pêche pour la fabrication de surimi permet d’équilibrer la pêche en ce sens qu’elle va concerner des espèces délaissées par ailleurs.

> Depuis fin avril 2013, Fleury Michon et Soraya ont obtenu le label MSC pour certains des poissons utilisés pour leur surimi.
> Soraya est le 1er fabricant à indiquer sur ses emballages le type de poisson contenu dans son surimi. Un bon point car d’habitude ce n’est pas le cas ; on ne sait pas quels poissons on mange avec les bâtonnets.

Le surimi du point de vue nutrition ?

« Le surimi est à la cuisine ce que le jean est à la mode : un basique qui sait s’adapter à toutes les tendances, à toutes les envies », nous explique le site de cuisine Marmiton.

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Quelle est la composition des surimis :

Voici deux compositions types :

Bâtonnets de surimi de marque :

Chair de poisson (34 %), eau, blanc d’oeuf, fécule de pomme de terre, amidon de blé, sucres, gélatine, huile de colza, sel, arôme crabe naturel, colorant : extrait naturel de paprika, gélifiant : carraghénanes, épaississant : gomme de xanthane, exhausteur de goût : glutamate de sodium, stabilisants : sorbitol, polyphosphates.

Bâtonnets de surimi de marque distributeur :

Eau, Surimi (40 %) (poisson blanc, sucre, stabilisant : sorbitol), protéines de soja (sans OGM), poudre de blanc d’oeuf, huile de colza, sel, arôme crabe, colorant extrait de paprika.

A priori tous les bâtonnets du marché français sont (ou devraient) composés de 35 à 38% de chair de poisson saveur crabe.

> Notez l’importance de l‘ »arôme crabe naturel » : il n’est évidemment pas naturel et ne contient pas de crabe. Il est le plus souvent d’origine chimique et réalisé à partir d’extraits du broyage de déchets de fabrication des boîtes de crabe, de crevettes décortiquées, de bisques, de carapaces de crustacés récupérés, décortiqués et précuits.

On l’appelle « arôme naturel » car les ingrédients d’origine à partir duquel il est fabriqué sont naturels, même s’ils ont subi tout un tas de transformation et d’ajouts. Cet arôme de crabe n’a évidemment plus rien à voir avec l’arôme qu’on obtient en mettant un crabe dans une soupe de poisson ou une bouillabaisse.

Dans la nomenclature européenne des additifs alimentaires l’arôme de crabe contient les ingrédients suivants : sorbitol, eau, sel, protéines de blé hydrolysées et levure autolysée. Bien que la levure autolysée contienne de petites quantités de substances odoriférantes, ce sont les protéines de blé hydrolysées et la levure autolysée qui lui donnent son arôme.

La valeur nutritionnelle du surimi

Le surimi-base, la pâte qui est congelée avant d’être transformée en produit fini, n’est quasiment que de la protéine de poisson pure avec une très faible valeur alimentaire. Le surimi, produit fini, lui, est un aliment qui reste très peu calorique avec un apport énergétique d’environ 115 calories pour 100 grammes. Il l’est plus que les poissons blancs maigres (merlan, sole, colin, cabillaud… autour de 80Kcal/100g) mais bien moins que des biscuits apéritifs (500 kcal) ou du saumon fumé (180 kcal).

Comparé au saumon fumé qui apporte 180 Kcal/100 g. et aux biscuits apéritifs salés qui peuvent aller jusqu’à 500 Kcal/100 g
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/styles/saveur…6EzBYjJsod7.99

Il faut retenir que le surimi ne remplace pas le poisson du point de vue nutritionnel.

Certes en mangeant du surimi, on arrive à satiété avec quelques bâtonnets et peu de calories et on bénéficie d’un apport de protéines, mais en revanche l’intérêt nutritionnel est bien moindre :

> faible apport en vitamine B12.
> le surimi est souvent très salé (environ 700 mg/100g), et donc à éviter pour certaines pathologies (hypertension, rétention d’eau..).
> le surimi est souvent utilisé pour les régimes hyper-protéinés (comme le redoutable régime Dukan) : il fournit en effet des protéines sans lipide.
> le surimi commercial contient des substances franchement pas intéressantes : du sorbitol, du sucre ajouté, des protéines ajoutées (soja, blancs d’oeufs)

Analyse nutritionnelle standard des bâtonnet de surimi. Référence marque inSurimi.

  • Valeur Energétique116 kcalProtéines18,1 gGlucides3,8 gLipides2,9 gSodium792 mgPotassium89mgCalcium25 mg

Analyse nutritionnelle du surimi de Fleury Michon. Valeurs nutritionnelles pour 100g

  • Protides8 gGlucides14 gLipides4,5 gMatières minéralesSel : 2 gValeur énergétique moyenne pour 100g128,5 kcal

Alors quels surimis consommer ?

Personnellement, nous ne sommes pas fans du surimi et préférons de loin acheter des filets de poisson frais (lieu noir, merlan…) plutôt que des boites de surimi. Mais si vous devez en acheter, essayez de choisir :

✔ du surimi écolabellisé MSC
✔ un surimi qui précise le plus haut pourcentage de chair de poisson
✔ un surimi qui mentionne sur l’emballage les espèces de poisson utilisées dans sa fabrication (ce n’est pas obligatoire mais cela permet d’éviter d’acheter les surimis avec des poissons en voie de disparition.
Dernier point, attention à la mayonnaise, au ketchup ou aux sauces avec lesquelles vous servez le surimi : cela peut bouleverser l’équilibre nutritionnel .. et pas dans le bon sens.

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S
ource : http://www.consoglobe.com/surimi-compostion-substances-cg

LES VENDEURS DE MALADIES – Reportage Cash Investigation

assalâmu ‘alaykum

 Ces laboratoires qui inventent de toutes pièces une pathologie pouvant correspondre à la nouvelle molécule qu’ils viennent de mettre au point, parfois malgré des effets secondaires avérés, pour lesquels ils ont déjà prévu de nouveaux médicaments….

Les vendeurs de maladies, est un reportage (1h31) de l’émission Cash Investigation sur ces laboratoires qui inventent des maladies pour vendre toujours plus de médicaments, une enquête hallucinante qui rassemble les preuves de tels agissements.

Pendant plus de six mois, les équipes de Cash Investigation ont enquêté sur certaines pratiques de l’industrie pharmaceutique, et ont découvert l’invraisemblable. Depuis une quinzaine d’années, de grands laboratoires, à l’étranger et en France, inventent des maladies pour vendre toujours plus de médicaments. Cette pratique douteuse à but commercial visant à tromper, voire manipuler les consommateurs, peut nuire gravement à la santé à cause des effets secondaires importants, à défaut d’avoir des effets principaux avérés de ces médicaments, pour lesquels ils ont déjà prévu de nouveaux médicaments !

Être un enfant turbulent, un adulte timide, une personne âgée, avoir le trac ou un peu de tension deviennent ainsi de véritables « pathologies » qu’il faut traiter.

Elise Lucet se penche sur un sujet qui dérange et ce, dans le but d’alerter l’opinion publique. Elle part à la rencontre des responsables des entreprises mises en cause pour les interroger, et réclame des comptes aux médecins payés pour dorer la pilule, les traquant à la sortie des colloques pour contourner les services de presse, pointant les conflits d’intérêt, preuves à l’appui.

« Il est temps que les gens sachent ! Nous montrons ce que cachent le marketing et la communication bien lissés de ces géants. Il est notoire que journalistes et attachés de presse travaillent ensemble alors que, parfois, leurs intérêts divergent. Je voulais casser ces interviews entendues et faire dériver le sujet vers des questions plus sensibles et carrément dérangeantes. Montrer comment ces professionnels des relations avec la presse et le public cherchent parfois à nous piéger, journalistes et citoyens ».

Le magazine d’enquêtes se propose ainsi d’être « un lanceur d’alertes », une sentinelle pour les citoyens.

Fausses pathologies, syndromes fictifs etc., certains laboratoires inventent donc de toutes pièces une pathologie pouvant correspondre à la nouvelle molécule qu’ils viennent de mettre au point. Les laboratoires Merck et Sanofi, entre-autres, sont mis en cause dans cette enquête.

L’enquête aborde l’ostéoporose, qui concerne les femmes à partir d’un certain âge. Or, selon des enquêteurs et chercheurs allemands et australiens, cette maladie est inventée de toutes pièces pour vendre des molécules. L’explication est simple, lorsqu’on fait une densitométrie osseuse sur une patiente, il faut savoir que la base prise en compte pour la norme est – La densitométrie osseuse d’une femme de 30 ans ! – Alors à 40, 50 ou 60 ans, il est bien évident qu’elle ne sera pas la même, mais ceci n’est aucunement une maladie, pas plus que le fait d’avoir des rides ou d’être atteint de calvitie avec l’âge. L’ostéoporose est une usure normale des os. Les risques de fracture, bien entendu, augmentent avec l’âge. Les laboratoires prétendent que la prévention diminue de 50 % les risques de fractures, mais ce qu’ils oublient de dire c’est que ce risque ne représente en faite que 2 % des femmes sans prise de médicament, ce qui est très peu.

Le danger des médicaments commercialisés est les effets secondaires redoutables, un  problème nié par ces laboratoires, mais dénoncé par de nombreux patients. L’enquête montre le témoignage d’une patiente américaine à qui le médecin a prescrit du Fosamax à titre préventif. Nécrosée à la mâchoire, ce qui l’a complètement mutilée, elle est décédée suite aux effets nocifs du médicament, un cas loin d’être isolé. Le plus grave, c’est que le médicament en question continue d’être commercialisé.

L’invention de maladies, le colportage de bonnes raisons alléguées de juger les gens malades et de prescrire des médicaments, nommé « disease mongering », est l’objet d’analyses et de fortes prises de position sur le plan éthique depuis une vingtaine d’années. Des mesures correctrices et préventives ont été prises mais tout n’est pas résolu.

Selon une source officielle, l’industrie consacre en France 25 000 euros par an et par médecin à la publicité et à l’activité des visiteurs médicaux. Est présentée la situation de groupes de médicaments : hypolipémiants, psychotropes, antidépresseurs et anxiolytiques, ainsi que les histoires instructives du rofécoxib (Vioxx R) et du benfluorex (Mediator R).

Dans son ouvrage paru aux Éditions Fayard, « Les vendeurs de maladies », le docteur en médecine Emilio La Rosa, diplômé en santé publique et membre du Comité international de bioéthique de l’Unesco, alerte sur les effets de la surmédicalisation de notre santé. Il démontre, molécules et chiffres à l’appui, que la consommation croissante de médicaments peut finir par avoir un effet inverse à celui attendu. De récents exemples prouvent en effet que des médicaments intoxiquent, et parfois tuent.

Par ailleurs, l’auteur dévoile une industrie pharmaceutique prompte à développer toujours plus de produits, dont la plupart ne servent à rien, et qui contribuent à creuser le déficit de la Sécurité sociale.

Malgré ces difficultés, tout semble indiquer que l’industrie continuera dans la même voie, surtout dans les pays en développement.

A la fin, l’enquête évoque également la longue bataille de Shanti Senthikuma, une Indienne de 34 ans vivant dans le Kerala, un État du Sud-Ouest de l’Inde, qui s’est battue pendant des années contre la compagnie Coca Cola qui, pour les besoins de production de son soda, privait la population d’accès à l’eau potable…

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Source texte : http://www.inexplique-endebat.com/article-les-vendeurs-de-maladies-comment-l-industrie-pharmaceutique-nous-manipule-104987341.html

Les miels de nos supermarchés

assalâmu ‘alaykum

Pour compléter l’article de ce matin sur le faux miel que vous trouvez ici, voici un court extrait du documentaire « La sécurité alimentaire« .

Les miels de nos supermarchés

1/3 des pots de miel estampillés “1er prix” proviennent de Chine alors que cette mention n’apparaît nulle part sur l’emballage. De surcroît, de nombreux miels sont trafiqués à l’eau sucrée lorsqu’ils ne sont pas purement et simplement créés synthétiquement et industriellement.

[Santé] le faux miel est partout dans les magasins, apprenez à reconnaître le vrai miel !

assalâmu ‘alaykum

Santé : le faux miel est partout dans les magasins, apprenez à reconnaître le vrai miel !

vrai faux miel

Source : Organic Health

La prochaine fois que vous vous trouverez en face des différents types de miel au supermarché, et que vous hésiterez entre un miel de qualité artisanale et un miel de synthèse dans un emballage en plastique en forme d’ours et vaguement moins cher, vous penserez davantage à la qualité intrinsèque du produit…

En effet, une enquête de Food Safety News sur le miel vendu dans les supermarchés révèle que 76 % des confections de miel vendus dans les magasins ont reçu un traitement d’ »ultra-raffinerie » qui enlève non seulement les impuretés telles que la cire, mais également toute trace de pollen. Et parmi les marques vendues dans les supermarchés, la plupart sont très probablement filtrées à outrance.

Cet excès de filtration pose quelques problèmes. De nombreuses personnes pensent que le pollen et toutes les autres soi-disant « impuretés » sont en réalité bénéfiques pour la santé, et font du miel un produit bien meilleur que ses rivaux classiques, comme par exemple le sucre. Et la soustraction de ces « impuretés » ne semble pas avoir le moindre effet bénéfique : le produit final est cher, et sa durée de préservation n’augmente pas pour autant, contrairement à ce que prétendent certains fabricants.

Mais selon FSN, la raison la plus importante pour laquelle il convient d’éviter le miel ultra-raffiné est que le pollen est la seule garantie qui permette de connaître la provenance géographique du miel. Un détail qui a son importance, étant donné que le filtrage à outrance est souvent utilisé afin de cacher la provenance douteuse de certains types de miel, notamment le miel chinois, qui est assujetti à de lourdes taxes sur l’importation du fait de sa contamination fréquente aux métaux lourds et aux antibiotiques illégaux. Les fabricants de miel chinois filtrent énormément leur miel et l’acheminent via les routes byzantines, avant que ce dernier ne rejoigne frauduleusement les étagères des supermarchés étrangers sans avoir eu à subir les taxes douanières.

Food Safety News a donc envoyé des échantillons à Vaughn Bryant, professeur à l’Université Texas A&M et éminent mélissopalynologue. Les résultats montrent qu’environ ¾ des produits examinés ne contiennent pas de pollen, ce qui le rend non identifiables et donc potentiellement dangereux.

Voici le résultat de ses analyses :

  • 100 % du miel Winnie the Pooh vendu chez Walmart ne contient absolument pas de pollen
  • 100 % du miel de chez KFC et MacDonald’s ne contient absolument pas de pollen
  • 77 % du miel provenant de grossistes tels que Costco, Sam’s Club et Target ne contiennent pas de pollen
  • 100 % du miel vendu dans les pharmacies Walgreen et CVS Pharmacy ne contiennent pas de pollen

Par ailleurs, le miel acheté par des coopératives, des fermes et des épiciers tels que Trader Joes ne contient pas non plus toute la quantité de pollen qu’il est censé contenir.

De nombreuses personnes ont contacté la FDA [Food and Drug Administration, l’équivalent étasunien de l’agence pour la sécurité alimentaire] afin qu’elle redouble d’efforts pour empêcher que du miel de contrebande et du miel contaminé ne parviennent dans les étalages des supermarchés, mais cette dernière n’a jusqu’ici pas daigné prendre les mesures adéquates.

L’Union Européenne, quant à elle, s’est contentée de changer la législation sur l’étiquetage afin que l’emballage contienne l’information « pollen » dans la liste des ingrédients si le produit en contient, et ce malgré les objections de certains apiculteurs, qui considèrent que le pollen est un ingrédient essentiel de leur produit.

30 grammes de miel non raffiné contiennent approximativement 20 types de vitamines, 18 types d’acides aminés et 16 minéraux, ainsi qu’une quantité importante d’antioxydants et de phytonutriments. Le miel non raffiné est une substance antibactérienne, antivirale et antifongique de premier ordre. C’est également un produit très nutritif. Il contient des quantités considérables de vitamines B2, B3, B5, B6 et C, ainsi que du magnésium, du potassium, du calcium, du sel, du soufre et du phosphate.

Pour l’instant, les consommateurs inquiets et désireux d’acheter du miel véritable peuvent acheter leur miel chez des apiculteurs et dans des épiceries bio. L’enquête de la FSN a révélé que le miel vendu dans ces petits commerces ne contient que très peu, voire pas du tout de miel ultra-raffiné.

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* Source : Organic Health
* Traduction : Fabio Coelho

L’arnaque du Wrap minceur d’It Works, avis, ingrédients et dangers

assalâmu’ alaykum

Chez Conso’Oummah, nous avons l’habitude de lancer des pavés dans les mares n’en déplaisent à certain(e)s ce n’est pas grave on assume 🙂

Plus sérieusement, vous cherchez à perdre du poids c’est une bonne chose mais renseignez vous avant et ne testez / achetez pas tout et n’importe quoi, la seule chose qui va maigrir ce sera votre porte monnaie et en plus vous allez empirer votre état de santé.

Il n’y a pas de remède miracle pour perdre du poids à part avoir une bonne hygiène de vie : avoir une bonne alimentation et faire de l’exercice physique. C’est tout !

Revenons en à nous moutons ^^

L’arnaque du Wrap minceur d’It Works, avis, ingrédients et dangers

Source : BonCoinSanté – Le Blog qui dénonce

Le Wrap minceur It Works

Maigrissez en 45 mn !

Vous avez déjà certainement vu le slogan publicitaire concernant l’Ultime Applicateur Corporel de chez It Works ?

 Avertissement, cet article fait partie de l’ouvrage : Les 10 articles en Or pour votre santé

Un ami nous a récemment rencardé sur ce nouveau produit miracle, mais après analyse, ce type de produit est dangereux pour la santé et nous devons vous mettre en garde. Nous ne sommes pas loin du délire de la pilule miracle « maigrir en 5 mn ». Sans parler des méthodes de commercialisation, du prix ou des autorisations de mise en vente, le BonCoinSanté s’est attardé à rechercher la composition et l’utilisation de ce fameux wrap minceur qui vous fait maigrir « naturellement » à vous ensuite d’en tirer vos propres conclusions.

 

Rappel du fonctionnement du wrap minceur

La recette miracle consiste à appliquer sur certaines parties du corps que vous souhaitez amincir, une sorte de patch enduit d’un gel d’infusion d’herbe naturelle*, et de revêtir le patch d’un film alimentaire transparent de type cellophane. Vous attendez 45 mn et hop vous avez perdu plusieurs centimètres…Ca c’est pour l’argumentaire, voyons maintenant la réalité.

Compression des tissus, vous perdez des centimètres

Première remarque, on trouve ici, de part l’utilisation, une compression des tissus mous, sans avoir un QI de 130, tout le monde a déjà observé que lorsque l’on porte un sous vêtement trop serré cela laisse une marque plus ou moins profonde. Ces marques vont se dissiper lorsque les tissus vont retrouver leur place. Donc le fait de compresser votre taille, ou votre cuisse dans un cellophane (avec ou sans produit) pendant 45 mn vous donneras une mesure différente avant et après, et comme pour le sous vêtement trop serré les tissus vont retrouver leur places après quelques heures…Vous perdrez également un peu d’eau avec la sudation.

Le wrap minceur va libérer la graisse ?!?

Dans ce type de produits, on nous précise (dans les doc qui circulent à destination des distributeurs et clients potentiels) que cela va agir directement sur les cellules graisseuses en les détoxifiant et en les libérant de leur graisse. Donc, forcément la barrière cutanée doit et va être franchie pour atteindre le tissu graisseux dans l’hypoderme. On nous dit ensuite que cette graisse va être évacuée par les voies naturelles de l’organisme via le système sanguin…

Humm humm…Voyons si j’ai tout compris: On a donc un apport de graisse rapide et important dans le système veineux.  Tout comme lors d’une lipolyse (sorte de liposuccion interne) cette graisse passerait dans la circulation sanguine, hors c’est justement l’élimination des déchets générés par la lipolyse (ou le système minceur It Works), qui est au cœur du problème, que deviennent les triglycérides libérés par les cellules graisseuses ? Car les différents modes d’élimination évoqués ici, tout comme avec une lipolyse, restent à ce jour encore hypothétiques: passage dans la circulation sanguine, le foie, les reins, etc…???

Coupe de la peau

Passage dans le sang des ingrédients cosmétiques

Faut-il se méfier des produits qui franchissent la barrière cutanée pour se retrouver directement dans le sang ?

Tout dépend du type de molécules concernées et de la dose qui peut passer la barrière cutanée et arriver ainsi dans l’organisme. Beaucoup de molécules peuvent passer cette barrière, c’est un fait, et tous les produits cosmétique ne sont pas sans danger, cependant rien n’est prévu par la règlementation concernant le devenir au sein de l’organisme, des actifs contenus dans les formules !

Pour ne jamais se tromper retenez cette phrase « Ne mets sur ta peau que ce qui se mange », c’est un slogan connu des Naturopathes qui considèrent (à raison) que la peau est un organe sur lequel on ne devrait jamais appliquer autre chose que ce que l’on serait capable de manger.

Il est important de vérifier la composition des produits que l’on met sur la peau. Tout cosmétique que l’on ne pourrait pas avaler (pour cause de toxicité) ne devrait jamais être mis sur la peau car il pénètre dans votre foie 10 fois plus vite que si vous l’avaliez !

Retenons que les cosmétiques, maquillages et autres produits d’hygiène corporelle sont également la cause d’une pollution certaine de l’organisme entrainant cancers et autres pathologies lourdes.

Une étude menée sur des femmes utilisant des cosmétiques en quantités normales et dont la composition était parfaitement connue, montre qu’elles absorbaient chaque année par la peau 2 kgs de ces produits chimiques (paraben, phtalates, phenoxyethanol[1]…)

L’Observatoire des Cosmétiques publie régulièrement des dossiers et des informations précises sur les différents ingrédients qui peuvent poser problème. Nous ne pouvons que vous conseiller de parcourir le site pour être mieux informé sur la toxicité de certains.

 

Simplement toxiques ou perturnateurs endocriniens ?

 

Composants «naturels» du Wrap d’It Works *gel d’infusion d’herbes naturelles

Nous avons sans peine trouvé la composition de ce fabuleux produit « 100 % naturel », voici cette liste, nous avons sélectionné 3 ingrédients (en gras) sur lesquels nous avons fait des recherches plus approfondies (voir plus bas), pas la peine de détailler le reste, seul ces 3 ingrédients suffisent pour se faire une opinion :

Eau (Aqua),Glucose (Humectant), Ester triple de glycérol et des acides caprylique et caprique (Emollient, hydratant, agent masquant d’odeur) Glycérine (Hydratant, humectant, solvant) Alcool dénaturé(Agent antimicrobien) Acide stéarique(Agent émulsifiant, agent masquant, tensioactif) Alcool stéarilique (Agent émulsifiant, émolliant, agent tensioactif, agent masquant) CetylStearyl Éther(Emollient, agent émulsifiant, lubrifiant) Extrait de graine de marronnier d’Inde, Urée, Extrait de feuille d’Herbe du tigre, Extrait de feuille de thé vert, Extrait de fucus (goémon noir) Extrait de lierre, Extrait de feuille de prêle, Extrait de racine de petit houx, Extrait de graine de guarana, Huile de graine de jojoba, Oléate de décyl (émolliant) Silicate double d’aluminium et de magnésium (Agent absorbant, opacifiant, anti-agglomérant) Stéréate de glycéryl (Agent émulsifiant, émolliant) PolyEthylène Glycol[1], Acétate de tocophérile,TEA-Hydroiodide, Methylsilanol Mannuronate, Menthol, Camphre, Panthenol, Provitamine B5, Phenoxyethanol[2],Retinyl Palmitate, Triethanolamine, Carbomer, Huile essentielle de romarin, Huile essentielle d’eucalyptus globulus, Caprylyl Glycol, Sorbic Acid[3], BHT. Limonene, Linalol (Agent déodorant, masquant)

  • [1] PolyEthylène Glycol

Agent émulsifiant, tensioactif > Risque d’allergie, effet laxatif/diarrhées, allergie au macrogol. L’additif est classé probablement cancérigène à l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse. Le produit fini contient de petites quantités de résidus toxiques, entre autres de l’oxyde d’éthylène, du 1.4 dioxane et de l’éthylène glycol.

  • [2] Phenoxyethanol

Conservateur > En mai dernier 2012, l’ANSM publiait ses recommandations quant à l’arrêt de l’utilisation du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques. Ce produit provoquerait une irritation oculaire, de modérée à sévère. Il serait d’ailleurs, d’après l’ANSM, possiblement toxique pour la reproduction et sur le développement lorsqu’il est utilisé à fortes doses chez l’animal. Au mois de novembre 2012, une seconde recommandation faite par la même autorité confirmait la recommandation de stopper définitivement l’utilisation de ce conservateur.

  • [3] Sorbic Acid – Acide Sorbique (E200)

Conservateur > Conservateur d’origine naturelle ou chimique pouvant interagir dangereusement avec d’autres additifs et en particulier les nitrates.

Conclusion

Comme d’habitude, si vous voulez perdre du poids la meilleure solution est de faire attention à votre alimentation et de pratiquer une activité physique régulière. Il n’y a et il n’y aura jamais de recette magique !

Source d’aide: http://www.observatoiredescosmetiques.com/recherche/ingredient/  

Ca discute sur la toile: 

Petit Bonus du 5 juin 2013

Je viens (par hasard) de tomber sur une conversation publique entre 5 personnes sur Facebook, 5 personnes qui sont, semble-t-il, distributeurs du wrap it Works. Je laisse à nos lecteurs et lectrices le soin de se faire une opinion sur le respect de ces distributeurs envers leurs clients. Bien sûr il ne s’agit que de 5 personnes, et j’espère que tous les vendeurs de ce produits « miracle » (pour ne pas dire attrape nigauds) ne sont pas tous aussi malhonnêtes que ces 5 la ! Pour n’évoquer aucun nom (pourtant je les ai) nous donnerons à ces distributeurs des prénoms communs pris au hasard… « Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite….» Je vous livre la conversation sans modif : Pierre : Je connais quelqu’un, dont je tairais le nom, qui a laissé son Wrap presque 72 h mdr Paul : Non ? mdr Pierre : si et au tel il me dit: « là je peux plus ça fera 72h ce soir mais je suis obligé de l’enlever avant !!! » je me suis pissé dessus de rire… Paul : est ce qu’il y a un wrap réutilisable ? lavable en machine ?…lol Pierre : J’ai les couches de mon fils si tu veux ! Paul : euh question : avec toute la crème absorbée pendant les 72H, si il se presse les bourrelets de graisse, est ce qu’il peut récupérer de la crème pour rembeurrer un autre wrap (lavable en machine bien sur) lol et re lol ? autre question : était il bourré quand il as acheté le wrap ? Pierre : tu le mets sur le ventre il grignote les graisses ! mais tu le fumes il te grignote les neurones ! Commentaire d’autres distributeurs sur la conversation des 2 premiers: Marie : ça vaut quand même le coup de lui en offrir un pour le service rendu en terme d’expérience, si il peut recommencer avec un wrap visage, partie 2 à suivre !!!! Corinne : Vous m’avez fait trop rire les gars, excellent ! j’en peux plus !!! Angélique : faut faire le bonus des clients… mdr ………

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Source : http://www.bon-coin-sante.com/blog-sante-sans-prise-de-tete/actualites-sante/arnaque-wrap-minceur-it-works-dangers/

Le faux thon en boîte

Vidéo

assalâmu ‘alaykum

Il y a de ces informations dont ne sait pas trop s’il vaut mieux savoir ou ignorer. Nous faisons le choix de savoir !

Le thon est en voie d’extinction, ce n’est plus un secret. Pourtant, des milliards de boites de thon continuent d’affluer dans nos magasins. Pour cause, ce n’est plus plus véritablement du thon, et cette autre espèce est également en voie d’épuisement… La conclusion est irrévocablement la même : soit nous attendons que l’industrie change miraculeusement de recette, soit nous modifions nos modes de vie et faisons pression collectivement pour un avenir serein.

Source : http://www.lemanger.fr/index.php/la-fabrique-de-votre-faux-thon-en-conserve/

 

Un bio de plus en plus industriel à éviter

assalâmu ‘alaykum
Source
Natura-Sciences

Un bio de plus en plus industriel à éviter

bio industriel

Près de la moitié des produits bio sont à présent vendus en grandes surfaces. L’entrée de la grande distribution dans le marché du bio a entraîné une course à la baisse des prix. Tous les géants, y compris les hard discounters ont créé leurs propres gammes. Pour obtenir des prix cassés, les supermarchés ont souvent recours à des importations massives provenant d’exploitations industrielles. Alors que le bio cherchait à assurer un bon équilibre entre environnement, économie et social, ces exploitations sacrifient l’aspect social. Il n’y a pas de place pour les productions saisonnières. Les entreprises commercialisent des tomates, poivrons et concombres bio toute l’année. L’hiver arrivé, ces produits sont en concurrence directe avec les produits des serres bio d’Italie, des Pays-Bas, du Maroc et d’Israël… Nous importons plus de la moitié des fruits et légumes bio consommés en France, car la production nationale est encore insuffisante.

 Des exploitations qui grandissent

En France, les exploitations dépassant10 hectaresde serres ou100 hectaresde cultures en plein champ sont rares. Dans le reste de l’Europe, notamment en Espagne, en Allemagne ou dans les pays de l’Est, ces exploitations sont beaucoup plus développées. Ces tailles permettent de faire des économies d’échelle.

Même issus de l’agriculture biologique, les fruits et légumes provenant d’Italie, Allemagne, Argentine ou bien encore d’Israël  sont à l’origine de rejets de CO2 dans l’atmosphère lors de leur transport, car les produits ont besoin d’être réfrigérés. Hors de l’Union Européenne, les produits ne sont pas soumis à la même réglementation pour l’obtention du label. Les cahiers des charges nationaux étant différents, les contrôles sont souvent plus flexibles.

Selon l’ADEME, un fruit hors-saison bio importé par avion entraînerait la consommation de 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en pleine saison. La solution pour réduire notre impact carbone serait donc de consommer des produits de saison provenant d’agricultures locales, bio lorsqu’ils sont disponibles, issus d’exploitations certifiées « haute valeur environnementale » dans le cas contraire, en incitant les agriculteurs à se convertir au bio.

Des produits plus chers ?

Les produits bio sont plus chers à l’achat pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la production bio est moins intensive. Elle demande donc plus de main-d’œuvre, notamment pour désherber, soigner les cultures et les troupeaux. Or, en France, les salaires sont plus élevés que dans beaucoup d’autres pays. Les rendements des cultures sont également plus modestes. Les agriculteurs reçoivent donc moins de subventions européennes, car ces dernières sont indexées sur les rendements.  Les petits volumes de vente ne permettent pas non plus de faire des économies d’échelle. Enfin, la certification augmente le prix, les animaux vivent plus longtemps, ce qui coûte plus cher à l’éleveur.

Ces énoncés sont particulièrement vrais pour les produits de petits producteurs vendus en magasins spécialisés, qui de surcroît privilégient les matières premières plus chères : huile de tournesol privilégiée à l’huile  de palme, sucre de canne roux préféré au sucre blanc conventionnel, etc.  Grâce à la grande distribution, les produits deviennent plus accessibles au grand public, mais lorsque l’on s’intéresse à leur composition, on remarque que celle-ci ressemble de plus en plus aux produits conventionnels avec des matières premières moins chères et un profil nutritionnel amoindri. Un point positif est tout de même à noter : le bio  industriel permet de fournir à une grande majorité de personnes des produits de meilleure qualité, avec tout de même moins d’additifs et moins de résidus de pesticides que les produits conventionnels.

 Peut-on contrer les dérives du bio industriel ?

Il existe des produits répondant à des critères plus stricts que ceux fixés par la réglementation européenne. Il s’agit, par exemple, des cetifications Nature & Progrès, Demeter, Biosuisse, et Naturland. Ils interdisent notamment la culture hors-sol, la possibilité sur une même exploitation de produire simultanément des produits bio et non bio et interdisent un temps de transport des animaux supérieur à quatre heures. Ces cahiers des charges stricts limitent considérablement l’adjonction d’arômes et d’enzymes, quand ils ne l’interdisent pas purement et simplement. Selon les fédérations, les produits contiennent entre 50 et 75 % d’additifs en moins par rapport à ceux qui répondent simplement aux exigences européennes. Vous trouverez ces produits dans les magasins bio spécialisés. La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique  (FNAB) et ses partenaires ont créé la certification privée Bio Cohérence, dont les premiers produits sont commercialisés depuis l’automne 2011. Avec une absence total d’OGM, une nourriture 100 % bio des animaux d’élevage, et la non-mixité des fermes… le respect du cahier des charges permet d’afficher ce nouveau logo au côté du label AB classique.

Face à ces dérives du bio industriel, des initiatives locales se développent également un peu partout. De plus en plus de producteurs défendent une agriculture paysanne, des modes de cultures minimisant leur impact environnemental et le développement de liens avec les consommateurs. Certains refusent de payer les certifications et préfèrent les systèmes participatifs de contrôles fondés sur la confiance mutuelle entre producteurs et consommateurs. C’est le cas, par exemple, des Associations pour le Maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) ou les paniers bio. Ces initiatives permettent de ne pas engraisser les intermédiaires, privilégier les circuits courts afin de rémunérer directement de façon équitable les producteurs.

Auteur : Matthieu Combe